A propos du formateur – présentation

Nous recevons tout de la nature et des éléments. Et nous, que rendons-nous en retour au cycle du vivant ? Je souhaite chaque jour contribuer à cette conscience et à l’expression de notre créativité pour apporter des réponses justes. Nos actions se doivent d’être exemplaires car nous sommes nature.

Jean-Yves Bodin, concepteur écolow-tech

Coopération, connaissance, écologie… dans mon parcours, j’ai acquis la conviction qu’il faut « se transformer soi si l’on veut rééquilibrer l’état du monde« . Et si l’on réenchantais notre rapport au monde ?

Mes valeurs : Sobriété en consommant moins et localement ; Autonomie avec des savoir-faire et des coopérations pour agir ici et maintenant ; Santé avec le choix d’aliments de qualité et non toxiques ; Paix pour un monde sans violence. Conscience, pour des actes en toute responsabilité;


Où me trouver ?

J’anime les ateliers près de Bergerac (Lamonzie-Montastruc) en Dordogne et à Lège-Cap-Ferret en Gironde. Chaque lieu est inspirant car il est connecté aux éléments : sable/terre, mer/rivière, vent/air, ciel/cieux, soleil/lune… Les arbres y tiennent un rôle central et chaque site accueille les oiseaux, les fleurs, les insectes, les écureuils… jusqu’au renard ! Ces environnements sont des postes d’observation de la faune et de la flore. Ces lieux questionnent sur notre capacité à vivre avec une nature vivante. Comment ne pas prendre toute la place ? Voulons-nous vivre à l’ombre des arbres ? Voulons-nous renoncer au gazon, au bitume ? et accueillir les feuilles qui tombent et l’humus sous nos pieds nus ?

Quête de sens

Mes premiers pas professionnels ont lieu dans l’animation avec l’encadrement de classes de mer et de montagne. Puis je travaille pendant 10 ans dans l’événementiel associatif humanitaire et l’animation de bénévoles : le Téléthon où il est question du handicap, de la santé, de recherche médicale. Je termine mon parcours parisien en travaillant pour une ONG offrant une prise en charge et une réhabilitation aux jeunes filles victimes d’abus sexuels dans un pays d’asie du Sud-Est. A ce stade de ma vie parisienne mon travail pourtant riche de sens se solde par un « burn out ».

En 2010 j’ai repris des études, d’abord un Master II en gestion de projet web éditorial. En 2013 je me mets à pratiquer le yoga acrobatique. En m’installant à Bordeaux en 2015, j’initie l’Acroyoga à Bordeaux et contribue à créer l’association dont je deviens président. Je me forme alors sur des sujets plus en lien avec la nature et la santé : l’agro-écologie (Terre et humanisme), le massage thaï (Sunshine School, Chiang-Maï), l’aromathérapie (Fédération Française d’Aromathérapie), la cosmétique naturelle.

Mars 2020 marque un tournant : j’écris « Le guide de la cosmétique DIY naturelle & notox ». Voici mes objectifs : 1. partager le désir d’autonomie dans notre utilisation des produits de soin d’usage courant. 2. pointer la toxicité croisée et la dangerosité des ingrédients utilisés par 99% des produits cosmétique. 3. amener à changer nos habitudes, à commencer par l’arrêt du dentifrice gel, du gel douche, du shampoing industriel, de la crème solaire, de l’anti-moustique.

C’est ainsi que je me mets à la saponification à froid : faire son savon adapté à sa peau, sans engendrer de pollutions pour l’environnement ni de gaspillage de plastique, avec un produits naturellement protecteur et hydratant. Alors que je souffrais de crises d’eczéma sur les mains, un an plus tard ma peau atopique est rééquilibrée.

Parallèlement à cette prise de conscience je suis allé explorer des sujets qui m’inspiraient, en particulier l’éco-spiritualité. Il s’agit d’écouter notre sensibilité quand nous sommes touchés par la grâce d’une nature vivante. Cela m’a mené à des lectures sur le chamanisme, en particulier « Mère » de Laurent Huguelit – ou « L’appel de le Forêt ». En a découlé mon intérêt pour le tambour chamanique. Jusqu’à sa fabrication et aujourd’hui le partage des savoir-faire lors d’ateliers.

A l’automne 2021 je suis allé en Bourgogne à un stage animé par Céline Locqueville qui forme à la ruche de biodiversité. La rencontre avec les abeilles a été une évidence. En ce printemps 2022, les abeilles sont arrivées d’elles-mêmes dans le jardin qui nous accueillait sur le bassin d’Arcachon, grâce à la présence de l’eau et à la tranquillité offerte par un volet fermé… Je commence maintenant à porter cette responsabilité d’offrir l’habitat à l’abeille noire sauvage et de sensibiliser le public à la préservation de cette espèce désormais menacée. Car cette espèce social si remarquable devrait-elle faire les frais des choix de notre civilisation industrielle et technologique animée par le goût du profit sans limites qui entraîne tant de ravages*? (*Ravage, roman avant-gardiste de science-fiction de René Barjavel publié en 1943).

Si vous m’avez suivi.e jusque là, il me reste à vous parler de l’élément FEU. Je l’ai abordé quand j’avais 25 ans, quand j’ai décidé d’animer des ateliers de poterie dans mon petit appartement parisien ! La céramique était une passion. J’aurais beaucoup aimé à l’époque devenir artisan-céramiste. Mais l’environnement n’était pas favorable à ce chemin. 30 ans plus tard, je sens qu’il est temps d’y retourner.

Pour partager l’élément FEU j’ai choisi de me remettre à la céramique pour accompagner mes projets : vasque à eau en terre cuite. A moyen terme j’irai explorer la technique du Raku. A la cuisson d’émail, la pièce est sortie du four à plus de 800°C ; elle est plongée dans de la sciure de bois dans une combustion réduite en oxygène. C’est spectaculaire et le résultat magique.

Dans le jardin, la présence de l’eau est vitale pour la faune. Voir les oiseaux se baigner, voir l’écureuil boire est un enchantement. Si j’avais une demande à formuler en direction du plus grand nombre : mettre de l’eau dans nos jardins pour accueillir la faune – cessons de brandir la peur du moustique tigre (s’habiller, utiliser des odeurs répulsives…). Perçons les clôtures et laissons circuler les animaux de la faune sauvage. Plantons de vrais arbres qui deviendrons grands et beaux et posons des nichoirs pour l’hirondelle, la chauve-souris, la mésange… Laissons les épluchures de fruits et légumes bio dans un coin à l’air libre pour que les oiseaux viennent se nourrir. Semons des fleurs pour que les bourdons et les abeilles viennent butiner. En un mot : apprendre à jouir de la présence de la vie sauvage autour de nous, avec nous.

Je m’engage à ce que mon travail soit en accord avec mon éthique et à ma vision du monde. C’est une quête d’être au monde en harmonie avec la vie dans sa diversité. Mon parcours est d’apprendre à relier l’humain à la nature, le bien-être à la santé, l’écoute de soi à l’ouverture sur l’autre, la low-tech au service du vivant… face à une nature vivante, face à une humanité désireuse de prendre soin, je ne peux que partager davantage mes savoir-faire pour qu’ils nous transforment et réenchantent un monde sensible.

« Nous aimons les fleurs et la faune sauvage ;
nous entendons l’appel de la roche et des astres ;
puisse l’eau de source irriguer le monde de sa clarté ;
le doux murmure des sons de la nature nous enchanter. »